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  • Avec le numérique, l'environnement social se modifie

     

    "A l’aboutissement de la révolution numérique, d’ici vingt ans, on assistera à un véritable bouleversement des modes de vie en société et des valeurs des institutions". L'interactivité, rendue possible par la technique du numérique associée au développement des réseaux, la relation directe que chacun est sensé pouvoir instituer avec qui que ce soit, remet profondément en cause le fonctionnement même de la société et les positions que les uns ou les autres y ont acquises. Une remise en question qui touche forcément aux fondements du droit.


    L’interactivité telle qu’on l’entend, tient-elle du discours, ou est-elle réelle ? le Président Délégué de CICOM TV, et auteur de la citation que nous avons mise en exergue, faisait encore remarquer à Hourtin, que "l’interactivité est liée au développement du numérique, mais que le tout numérique est un objectif dont la réalisation sera longue et coûteuse", autrement dit, ce n’est tout de même pas pour demain. Mais toutes ces transformations vont toucher la transmission du savoir. L’interactivité induit choix total et personnalisation. Les diffuseurs de programmes devront s’adapter, et se transformer en gestionnaires de bases de données.

    A plus court terme, d’ici l’an 2020, on peut d’ores et déjà envisager un choix entre une centaine de chaînes de télévision. Une multiplicité qui sera à l’origine de l’évolution du contenu des programmes. Ils vont devoir se spécialiser. Une spécialisation, dont l’aboutissement sera les chaînes thématiques. Les choix vont s’affiner, le téléspectateur sera de plus en plus exigeant sur le contenu et l’heure des programmes. Le téléspectateur deviendra le programmateur.

    Pour le  Chargé de Mission NTIC à l'Agence régionale de Développement du Limousin, l’interactivité, c’est "l’utopie inspirée, contre la logique de l’usage". En allant encore plus loin, cela peut même aller jusqu’au mythe, avec ce qu’il véhicule de positif et de négatif. Le positif : humanisme, transparence, démocratie. Le négatif : "Big Brother", le règne de l’écran. Pourtant, le seul règne dont bénéficie l’interactivité n’est-il pas aujourd'hui celui du discours ? En effet, le concept répond à de multiples définitions, il apparaît donc avant tout "avide de sens". Par ailleurs, l’interactivité en tant qu’instrument de liberté ne serait-elle pas un leurre ? En effet, l’usage des technologies adaptées requiert une plus grande maîtrise des outils de communication. L’interactivité ne risque-t-elle pas de former une société de techniciens, plutôt que de citoyens ?

    A l’heure actuelle, l’outil qui illustre le mieux l’interactivité, c’est Internet. Qui dit interactivité, dit communication et échange, entre un certain nombre de personnes, en l’occurence, les "cybernautes". Il s’agit là de communication publique. En tant que telle, elle doit être contrôlée et régulée. Pourtant, comme pour tout nouveau média, le développement des réseaux de type Internet, soulève le problème de la recherche d’un équilibre entre liberté d’expression et contrôle des abus. La technicité des réseaux ne les met pas au dessus des lois actuelles, mais implique certains ajustements. Comment effectuer concrètement les contrôles, comment déterminer les responsables de la nature des informations transportées ? Tous réclament une éthique pour le cyberespace, et en premier lieu, les fournisseurs d’accès qui attendent un véritable statut adapté à leur activité.

     

  • Avis sur FUT 18

     

    Un gameplay peu innovant dans FUT 18

    Si ce Fifa 18 est exhaustif et possède une présentation soignée, son gameplay déçoit. Certes, les développeurs ont inclus à cette mouture Playstation 4 un système de passes manuelles identiques à celui des versions PS3 et Xbox 360 ou encore la possibilité de contrôler le gardien de but. Néanmoins, on ne pourra que regretter le fait que les tirs soient toujours assistés. La vitesse des actions a, pour sa part, été revue à la baisse pour se rapprocher de celle d’un Pro Evolution Soccer. Avec ce tempo beaucoup plus lent, la préparation des actions prend une place importante pour espérer pouvoir marquer un but.


    Autre écueil de cet opus, l’Intelligence artificielle présente des lacunes impardonnables. En mode Deviens un Pro, vos coéquipiers n’ont aucun sens tactique et vous regretterez rapidement de ne pouvoir contrôler qu’un seul joueur. Dans ce domaine, l’équipe adverse n’est guère mieux lotie, ce qui occasionne des matches hachés et surtout répétitifs.

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    Au final, du point de vue du gameplay, ce Fifa 18 fait davantage figure d’une pauvre mise à jour de son prédécesseur, un constat regrettable quand on voit à quel point les versions next-gen ont connu une amélioration nette dans ce domaine.

     

    Une réalisation peu surprenante

    Tout comme le gameplay, la réalisation de Fifa 18 sur PS4 n’a, semble-t-il, bénéficié d’aucune attention particulière. A vrai dire, on pourrait presque avoir l’impression de regarder Fifa 17. En effet, le moteur graphique n’a bénéficié d’aucune amélioration, ce qui signifie que l’effet de flou et les ralentissements sont toujours présents.
    La modélisation des joueurs est également inégale puisque, si certains footballeurs connus sont reconnaissables au premier coup d’œil, d’autres, moins célèbres, ne ressemblent en rien à leur double réel.

     

    Heureusement, si visuellement ce FUT 18 n’est pas à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre, il est un régal pour les oreilles. Outre la bande-son rock pêchue présente dans les menus, les commentaires du duo Hervé Mathoux-Franck Sauzée de Canal + collent bien à l’action et ce presque toujours dans le ton. Les ambiances dans les stades sont, elles aussi, toujours aussi bien rendues et on prend plaisir à entendre certains chants typiques de supporteurs sortir de ses enceintes, histoire de s’y croire vraiment.

     

    Graphismes

    6 / 10

    Presque identiques à ceux de Fifa 17 puisque le moteur graphique n'a pas évolué en un an.

        • Jouabilité

    6 / 10

    En dehors de quelques maigres ajouts comme le système de passes manuel par exemple, on a l'impression de jouer au même jeu que l'an dernier.

        • Son

    9 / 10

    La bande-son est réussie, de même que les commentaires et les ambiances dans les stades, par exemple un France-Islande est très réussi.

        • Durée de vie

    8 / 10

    Difficile de faire plus complet que Fifa 18 pour les modes de jeu. Ajoutez à cela un mode online soigné et vous aurez une idée du temps que ce jeu vous prendra… si vous y accrochez.

        • Fun

    6 / 10

    Le manque de nouveauté se ressent cruellement. Trop proche de Fifa 17, cet opus n'apporte rien au genre.

    • La bande-son
    • Le mode online

    • Pas de nouveautés
    • Les ralentissements

    6.5 / 10

    Verdict

    Ni évolution, ni révolution, ce FUT 18 sur Playstation 4 est surtout une cruelle déception après avoir vu tourner les versions PS3 et Xbox 360. Il apparaît clairement qu'Electronic Arts a voulu tout miser sur les moutures next-gen, en se contentant d'une simple mise à jour des autres versions. Si vous possédez Fifa 17, cet épisode 18 est donc tout sauf indispensable.

  • Avis sur FIFA 18 PS3

    Alors que les dernières machines de Sony et Microsoft accueillent cette année un Fifa réellement novateur avec un gameplay repensé, la Playstation 4 doit se contenter d’un épisode dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Autrement dit, ce Fifa 18 est tout sauf une (r)évolution pour quiconque a joue à l’épisode estampillé FIFA 17.

    FIFA 18 encore plus complet qu’auparavant

    Depuis plusieurs moutures, la réputation du jeu d’Electronic Arts s’est construite grâce à une base de données immense et à un habillage soigné. Ce Fifa 18 ne déroge donc pas à la règle puisqu’il ne propose pas moins de 12 600 joueurs répartis dans 30 championnats.
    En ce qui concerne les modes de jeu, vous retrouverez les habituels matches amicaux, championnats, compétitions nationales comme la Coupe de la Ligue, tournois internationaux mais aussi un mode Carrière qui vous placera aux commandes d’une équipe que vous devrez mener à la victoire en gérant la fatigue des joueurs, leur égo et les finances de votre club.

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    Le mode Deviens un Pro vous fait diriger un unique joueur de votre équipe, en dehors du gardien, à l’instar de ce que permettait Libero Grande, un jeu Namco sorti aux débuts de la Playstation première du nom. Malheureusement, si ce mode est abouti sur next-gen, il se révèle beaucoup plus limité sur PS4, la faute à des angles de caméra plus limités notamment.


    Enfin, ne manquons pas de signaler le mode online de ce Fifa 18 qui est remarquable pour peu que vous ayez une solide réserve de crédits fifa pour affronter les costauds que vous aurez en face à chaque match : en effet c'est grace aux transferts et aux crédits fifa 18 que vous aurez les joueurs capable de les battre : voici un site de vente de crédits fut 18 : http://www.futsalecho.be/site-credits-fut-18/

    Avec FIFA 18 online, vous pourrez, par exemple, y disputer un championnat virtuel complet pour porter haut les couleurs de votre club favori et, ce, sans aucun lag. Les conditions de jeu sont optimales et vous ne repérerez aucune différence entre online et offline en termes de sensations, un élément suffisant rare dans un titre de sport en ligne pour ne pas être signalisé.

     

    L’habillage du jeu est, lui aussi, particulièrement réussi avec des menus soignés, un bandeau recensant les dernières informations sur le football en bas de l’écran, quand vous êtes connecté à internet ou encore une présentation des matches digne d’une retransmission télévisée.

    Ajoutez à cela une liste impressionnante de 38 stades, notamment le Vélodrome, le Parc des Princes, le stade du Roi baudoin en belgique ( Lo Stadio Re Balduino di Bruxelles ) , Santiago Bernabeu, Anfield Road pour ne citer qu’eux, et vous aurez une idée de la richesse de Fifa 18.

     

  • [Test] Dead Space 2

     

    Après un premier Dead Space qui avait rencontré un franc succès il y a deux ans, Electronic Arts et Visceral Games reviennent avec le second volet. La grande nouveauté est l’apparition d’un mode multi-joueurs.

     

    Si vous avez zappé Dead Space premier du nom, sachez que vous pouvez tout de même débuter ce nouveau titre sans crainte, celui-ci étant accompagné d’un résumé sous forme de cinématiques directement dans le menu général dont vous retrouverez la vidéo ci-dessous.

    Dans tous les cas, l’aventure débute dans une espèce de clinique au sein d’une station spatiale. Evidemment vous, vous avez perdu une bonne partie de votre mémoire durant les trois précédentes années avec des flashs qui vous hantent et vous reviennent de temps en temps sous forme d’hallucination. Très vite vous allez vous rendre compte que vous vivez dans un environnement complétement hostile où les Necromorphes ne vous veulent pas que du bien, ce serait même plutôt carrément le contraire.

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    Les développeurs de Dead Space 2 ont pris le soin de gommer les défauts du premier volet où on passait son temps à arpenter de longs couloirs interminables et sombres, si bien qu’au bout d’un moment les environnements devenaient ennuyeux, fermés et répétitifs. L’action ne se déroule plus uniquement au sein du vaisseau spatial USG Ishimura et permet plus de variété dans les déplacements et les décors, ce qui est fort appréciable. On retrouve une Eglise, une crèche, un centre commercial ou des appartements par exemple. Néanmoins, le caractère oppressant et stressant est au moins autant présent, si ce n’est plus, et on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus à chaque pas. La mise en scène dans l’angoisse est parfaite et il n’est pas rare de sursauter sur sa chaise tellement l’immersion est profonde, d’autant plus si vous jouez dans l’obscurité avec une bande son qui vous fait frémir au moindre bruissement et une musique magistrale.

    Comme dans tous bons survival horror, le bestiaire est impressionnant et l’action gore à souhait. C’est évidemment très violent et à ne pas mettre entre toutes les mains. Isaac Clarke dispose comme dans le premier volet d’un arsenal impressionnant, qu’il va falloir optimiser et améliorer avec deux pièces maitresses que sont la télékinésie afin de déplacer les objets à distance et la stase pour ralentir le temps. Petit bémol cependant au niveau des déplacements de votre avatar qui dégagent encore une certaine lourdeur, même si il faut garder à l’esprit qu’Isaac porte un scaphandre ne permettant pas toutes les acrobaties. Néanmoins, DS2 regorge de multiples scènes épiques et mémorables qu’il serait difficile de vous narrer sans vous spoiler, toujours avec des séquences sans gravité ou oxygène. La réalisation technique est exemplaire avec un level design aux petits oignons.

    Dead Space 2 ne pouvait pas faire l’impasse sur le multi-joueurs. La coopération a été écartée au profit de matches entre Humains contre Necromorphes. Ces deniers sont au nombre de quatre types différents et possèdent leur propres caractéristiques, à la manière de Alien vs Predator, mais les cinq pauvres cartes disponibles ne devraient pas trop marquer longtemps les esprits pour passer rapidement dans l’oubli. On prend plaisir à enchainer quelques parties mais guère au-delà.

    Énorme, Dead Space 2 est vraiment énorme et difficile de lui trouver des défauts. Puissant, immersif, profond, le titre saura vous tenir en haleine du début à la fin, pendant une bonne douzaine d’heures. A ne surtout pas manquer pour les amateurs de sensations fortes.

     

     

  • Le e-paper : électronique, couleur, interactif

    suite de notre article sur le papier électronique.

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     Pourtant, même actualisés à distance (wifi ou carte 3G) ces appareils, comme le Kindle d’Amazon, sont toujours en noir et blanc, restent peu agréables et lents à utiliser, et encore très couteux (plus de 300 euros).  Pour les uns, ce ne sont que des « télécrans » améliorés, pour les autres ce sont déjà des boutiques de poche connectées en permanence ! Et si la chaîne de librairie Borders propose des téléchargements de livres pour les lecteurs e-readers de Sony, il s’agit pour l’instant d’une lente évolution.

    Mais les choses pourraient bien s’accélérer, notamment sous l’impulsion de l’Asie.  Les fabricants d’encre électronique sont aujourd’hui, avant tout, japonais et taïwanais. Et certains annoncent déjà « une déferlante de papier électronique  et un mouvement industriel de fond».

    Les grands fabricants d’imprimantes papier « en bois mort » comme Epson, disposent déjà de plusieurs pôles d’encre électronique. Le géant du papier japonais, Dai Nippon Printing ou d’autres firmes comme Fujitsu et Samsung travaillent sur ces fines particules (pigments d’encre dans des micro capsules traversées par un faible courant électrique) qui constituent l’encre électronique.  Bridgestone devrait bientôt produire du papier électronique en continu et donc faire baisser les prix, selon la société Tebaldo.

    D’autres facteurs contribuent à cette tendance : le nombre d’étudiants asiatiques grandit, le papier commence à manquer, les préoccupations écologiques sont au centre des politiques publiques, l’information est plus facilement lisible sur encre électronique que sur écran d’ordinateur où la déperdition d’informations est importante. L’Université de Pékin a par exemple développé deux readers, via la société Jinke.

    Certains experts ne croient pas trop dans des « readers » génériques, mais misent plutôt sur des appareils personnalisés et adaptés à certains usages. D’autres pensent qu’un mini MacBook Air d’Apple, avec un clavier à la iPhone, fera prochainement l’affaire.

    Dans le monde des livres, déjà plusieurs éditeurs comme Random House ou P.O.L en France, lisent les manuscrits sur e-book. Hachette USA utilise le Kindle d’Amazon. Les prochains e-book devraient même être en mesure de pouvoir suivre le regard du lecteur.

    L’affichage urbain, dans les transports en commun et dans les magasins sera aussi un vecteur fort de ce mouvement. Déjà l’affichage des prix et des éléments promotionnels, mis à jour à distance, se fait de plus en plus dans les magasins en Asie via l’encre électronique,

    En résumé il nous faudra la couleur, le rich-media, la connectivité et un prix autour de 100 dlrs/euros pour un reader. Quand ?

     

  • Avis sur le jeu Saints Row 2

    Saints Row a su trouver sa légitimité auprès des nostalgiques de GTA San Andreas et GTA Vice City. Ayant passé beaucoup de bon temps dessus, ma nature particulièrement obstinée s’est malheureusement retrouvée confrontée à l’insolite de dernière minute. Bien qu’il soit globalement soigné, sa jouabilité n’échappe donc pas aux remontrances. En particulier si celle-ci nous rend fous.

    saint rows.JPGPeu après la sortie de GTA IV, les concepteurs à l’origine de Saints Row 2 décidèrent de le retarder. Cette occasion leur permis de peaufiner cette parodie grotesque d’une guerre des gangs. Le scénario n’est d’ailleurs qu’un prétexte idéal aux gentilles bousculades, celle-ci s’intervertissant à loisir avec des actions secondaires, telles que des activités, du shopping ou la collection de belles bagnoles. Ici, il va être question des activités. Elles sont toutes plutôt bien trouvées et vont de la fraude à l’assurance au club de combat. Mais parlons trafic de drogue. On sait tous que la drogue c’est mal, vraiment mal, et c’est plutôt bien rendu dans le jeu puisque c’est l’activité la plus indigeste. Reste à voir pourquoi.

    Saints Row 2 : la drogue, quel chemin de croix

    Concrètement, le trafic de drogue c’est être à bord d’un véhicule et le protéger du gang adverse pendant que le dealer fait son commerce, que ça soit en déplacement ou à l’arrêt. Il y a 2 emplacements de trafic de drogue, qui forment 2 activités séparés mais au même objectif : venir à bout des 6 niveaux. Bien entendu le niveau 6, le dernier niveau, est censé apporter un certain challenge, et c’est généralement le cas, quelque soit l’activité. Néanmoins, je n’ai pas eu de soucis particulier avec l’emplacement de l’ile du nord. Le second, placé près de l’aéroport, à l’extrême sud de Stilwater (les personnes ayant fait le jeu verront ainsi de quoi je parle) m’a posé un soucis. En fait, j’ai eu un soucis tout particulièrement avec ce fameux niveau 6. Et pour cause, celui-ci présente une véritable distorsion de la difficulté, celle-ci se faisant exagérément inaccessible. En fait, on peut très brièvement résumer ça en une grossière erreur de game design, qui n’aura pas su être détectée en phase de test parce qu’elle fait partie de la fin du jeu, pour peu qu’on y ait pas prêté attention avant. Je m’étais d’ailleurs réservé l’idée de venir à bout des différentes activités avant de finir le scénario du jeu. Fol espoir que j’ai bien sûr complètement abandonné suite à ces quelques péripéties.

    A aucun moment dans le jeu pareille difficulté ne se présente. Le titre est d’ailleurs avantageusement accessible aux joueurs console, bien qu’il soit disponible aux joueurs disposant d’un PC, puisqu’à aucun moment il ne requiert une extrême précision – comme seule une souris peut fournir. Pourtant, alors même que j’enchainais les tentatives, il m’est soudain arrivé de penser « Il me faudrait vraiment une souris, ici » et ça m’était pas une fois arrivé pendant tout le jeu. Pour renforcer cette disproportion, j’ajouterais qu’au cours de ce fameux niveau 6 de l’enfer, le parcours peut varier, le nombre d’ennemis et leur manière d’attaquer peut varier, la présence ou l’absence de policiers également, ainsi que la possibilité que la personne procédant à l’achat auprès du dealer se mette à l’attaquer. En ce sens, les ennemis apparaissent aléatoirement, peuvent prendre du retard et venir à deux véhicules simultanément, rentrer dans votre pauvre caravane par l’avant ou l’arrière (et dès qu’il touchent ils provoquent des dégats, chose facilitée par de mystérieux bonus de vitesse), des flics peuvent s’ajouter si vous en croisez. Certains parcours sont bien plus faisables que d’autre, de par le terrain et la visibilité qu’il offre. Dernier point : les armes sont imposés. Ça valait bien la peine que je débloque les uzis infinis. Finalement, ce petit rien n’est rien de moins qu’une aberration vidéoludique, que j’ai tenté d’outrepasser de mille et une manières différentes et dont la seule solution semble être de coopérer avec un ami, cela se faisant exclusivement en ligne, à moins que ne jouiez de chances, laquelle semble m’avoir manqué.

    Saints Row 2 clôt cette trilogie de petits riens d’ordre purement technique. Celle-ci, sensée se mettre à notre portée, a, par le biais de ces quelques exemples, semblé m’échapper. A cette problématique, que répondre d’autre que patience et ténacité. On pourrait se féliciter qu’il y en ait si peu, finalement, des problèmes techniques, mais c’est plus simple de se montrer insatisfait et de pointer du doigt en beuglant un truc ignoble.