• Vivement le papier électronique couleur, interactif !

     

    Faisons le pari que le salut viendra, en partie, d’un un support électronique souple, en couleur et d’un prix accessible. 

    epaper.JPGPlusieurs équipes, dans le monde, mettent, en ce moment, les bouchées doubles pour proposer  un « e-paper », qui remplira non seulement ces trois conditions de base, mais qui pourra aussi communiquer et accueillir des contenus « rich-media ». Il faudra qu’il arrive vite pour numériser –autrement-  la presse quotidienne et magazine. D’aucuns rêvent déjà d’un phénomène « iPod » !

    Liquavista : une équipe britannique de Cambridge travaille sur un projet de plus de 15 millions d’euros sur trois ans, pour créer la prochaine génération d’e-paper interactif, partiellement financé sur fonds publics.  Ce dispositif, qui pourra accueillir de la vidéo, lancé au départ par le laboratoire de Philips à Eindhoven, est aussi appuyé par la firme américaine Plastic Logic. Des premiers prototypes pourraient être montrés dès cet automne à Hong Kong.  Plastic Logic avait déjà étonné en septembre avec une feuille électronique en noir et blanc.

    Une autre équipe composée de chercheurs de Sony et l’Institut allemand Max Planck, a présenté dans le « Journal of Physics » un prototype de feuille souple et pliable, 10 fois plus réactives que les écrans LCD et très peu gourmande en énergie. Elle estime que les écrans rigides des téléviseurs et des ordinateurs vont être rapidement de l’histoire ancienne.

    Avant même l’arrivée de ces feuilles électroniques en couleur, les éditeurs de journaux ont commencé à travailler avec les livres électroniques, à l’image de l’initiative du reader e-paper, lancée,  il y a un an, par le journal Les Echos. Esquire, a sorti en septembre aux Etats-Unis, la première édition d’un magazine dont la couverture était alimentée par encre électronique.  

    Aujourd’hui, les opérateurs de téléphonie, comme Orange, en retard dans la musique, aimeraient bien être en avance pour le livre et la presse électroniques, et souhaiteraient  fédérer les éditeurs de presse autour de solutions e-book (Read&Go). Mais ceux-ci redoutent de perdre le contrôle sur leurs abonnés et sur la pub.