• Le e-paper : électronique, couleur, interactif

    suite de notre article sur le papier électronique.

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     Pourtant, même actualisés à distance (wifi ou carte 3G) ces appareils, comme le Kindle d’Amazon, sont toujours en noir et blanc, restent peu agréables et lents à utiliser, et encore très couteux (plus de 300 euros).  Pour les uns, ce ne sont que des « télécrans » améliorés, pour les autres ce sont déjà des boutiques de poche connectées en permanence ! Et si la chaîne de librairie Borders propose des téléchargements de livres pour les lecteurs e-readers de Sony, il s’agit pour l’instant d’une lente évolution.

    Mais les choses pourraient bien s’accélérer, notamment sous l’impulsion de l’Asie.  Les fabricants d’encre électronique sont aujourd’hui, avant tout, japonais et taïwanais. Et certains annoncent déjà « une déferlante de papier électronique  et un mouvement industriel de fond».

    Les grands fabricants d’imprimantes papier « en bois mort » comme Epson, disposent déjà de plusieurs pôles d’encre électronique. Le géant du papier japonais, Dai Nippon Printing ou d’autres firmes comme Fujitsu et Samsung travaillent sur ces fines particules (pigments d’encre dans des micro capsules traversées par un faible courant électrique) qui constituent l’encre électronique.  Bridgestone devrait bientôt produire du papier électronique en continu et donc faire baisser les prix, selon la société Tebaldo.

    D’autres facteurs contribuent à cette tendance : le nombre d’étudiants asiatiques grandit, le papier commence à manquer, les préoccupations écologiques sont au centre des politiques publiques, l’information est plus facilement lisible sur encre électronique que sur écran d’ordinateur où la déperdition d’informations est importante. L’Université de Pékin a par exemple développé deux readers, via la société Jinke.

    Certains experts ne croient pas trop dans des « readers » génériques, mais misent plutôt sur des appareils personnalisés et adaptés à certains usages. D’autres pensent qu’un mini MacBook Air d’Apple, avec un clavier à la iPhone, fera prochainement l’affaire.

    Dans le monde des livres, déjà plusieurs éditeurs comme Random House ou P.O.L en France, lisent les manuscrits sur e-book. Hachette USA utilise le Kindle d’Amazon. Les prochains e-book devraient même être en mesure de pouvoir suivre le regard du lecteur.

    L’affichage urbain, dans les transports en commun et dans les magasins sera aussi un vecteur fort de ce mouvement. Déjà l’affichage des prix et des éléments promotionnels, mis à jour à distance, se fait de plus en plus dans les magasins en Asie via l’encre électronique,

    En résumé il nous faudra la couleur, le rich-media, la connectivité et un prix autour de 100 dlrs/euros pour un reader. Quand ?