• [Test] Dead Space 2

     

    Après un premier Dead Space qui avait rencontré un franc succès il y a deux ans, Electronic Arts et Visceral Games reviennent avec le second volet. La grande nouveauté est l’apparition d’un mode multi-joueurs.

     

    Si vous avez zappé Dead Space premier du nom, sachez que vous pouvez tout de même débuter ce nouveau titre sans crainte, celui-ci étant accompagné d’un résumé sous forme de cinématiques directement dans le menu général dont vous retrouverez la vidéo ci-dessous.

    Dans tous les cas, l’aventure débute dans une espèce de clinique au sein d’une station spatiale. Evidemment vous, vous avez perdu une bonne partie de votre mémoire durant les trois précédentes années avec des flashs qui vous hantent et vous reviennent de temps en temps sous forme d’hallucination. Très vite vous allez vous rendre compte que vous vivez dans un environnement complétement hostile où les Necromorphes ne vous veulent pas que du bien, ce serait même plutôt carrément le contraire.

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    Les développeurs de Dead Space 2 ont pris le soin de gommer les défauts du premier volet où on passait son temps à arpenter de longs couloirs interminables et sombres, si bien qu’au bout d’un moment les environnements devenaient ennuyeux, fermés et répétitifs. L’action ne se déroule plus uniquement au sein du vaisseau spatial USG Ishimura et permet plus de variété dans les déplacements et les décors, ce qui est fort appréciable. On retrouve une Eglise, une crèche, un centre commercial ou des appartements par exemple. Néanmoins, le caractère oppressant et stressant est au moins autant présent, si ce n’est plus, et on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus à chaque pas. La mise en scène dans l’angoisse est parfaite et il n’est pas rare de sursauter sur sa chaise tellement l’immersion est profonde, d’autant plus si vous jouez dans l’obscurité avec une bande son qui vous fait frémir au moindre bruissement et une musique magistrale.

    Comme dans tous bons survival horror, le bestiaire est impressionnant et l’action gore à souhait. C’est évidemment très violent et à ne pas mettre entre toutes les mains. Isaac Clarke dispose comme dans le premier volet d’un arsenal impressionnant, qu’il va falloir optimiser et améliorer avec deux pièces maitresses que sont la télékinésie afin de déplacer les objets à distance et la stase pour ralentir le temps. Petit bémol cependant au niveau des déplacements de votre avatar qui dégagent encore une certaine lourdeur, même si il faut garder à l’esprit qu’Isaac porte un scaphandre ne permettant pas toutes les acrobaties. Néanmoins, DS2 regorge de multiples scènes épiques et mémorables qu’il serait difficile de vous narrer sans vous spoiler, toujours avec des séquences sans gravité ou oxygène. La réalisation technique est exemplaire avec un level design aux petits oignons.

    Dead Space 2 ne pouvait pas faire l’impasse sur le multi-joueurs. La coopération a été écartée au profit de matches entre Humains contre Necromorphes. Ces deniers sont au nombre de quatre types différents et possèdent leur propres caractéristiques, à la manière de Alien vs Predator, mais les cinq pauvres cartes disponibles ne devraient pas trop marquer longtemps les esprits pour passer rapidement dans l’oubli. On prend plaisir à enchainer quelques parties mais guère au-delà.

    Énorme, Dead Space 2 est vraiment énorme et difficile de lui trouver des défauts. Puissant, immersif, profond, le titre saura vous tenir en haleine du début à la fin, pendant une bonne douzaine d’heures. A ne surtout pas manquer pour les amateurs de sensations fortes.